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Paris hippiques en baisse : mises et comptes de parieurs

Paris hippiques en baisse : mises et comptes de parieurs

Il y a quelques jours seulement, l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne a dévoilé son rapport sur l’activité du secteur au cours du 1er Trimestre 2014. Et si les paris sportifs sortent grand gagnant de ce début d’année, les paris hippiques poursuivent eux leur dégringolade avec une nouvelle baisse du montant total des mises des joueurs.

Autant dire que les opérateurs de paris hippiques vont probablement devoir bien réfléchir aux orientations à prendre pour reconquérir des joueurs qui ont semble-t-il, quelque peu déserté les abords des hippodromes… On le sait tous, voilà maintenant de longs mois que la France traverse une grave crise économique qui atteint tout particulièrement le pouvoir d’achat des Français.

Or, fort logiquement, les dépenses en loisirs sont le plus souvent celles que sacrifient les ménages lorsqu’ils peinent à joindre les deux bouts. Aussi, alors que le marché des paris hippiques en France n’avait cessé de progresser lors de l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne en Mai 2010 au second trimestre 2013 (passant de 452 millions d’euros à 1,11 milliard d’euros), voilà qu’il est en déclin pour le troisième trimestre consécutif.

Le secteur des paris hippiques en baisse des mises de 12% au 1er Trimestre

Après avoir enregistré un recul des mises lors des deux derniers trimestres de 2013, c’est une nouvelle baisse qui frappe les paris hippiques lors du 1er Trimestre 2014. Depuis le début de l’année, le secteur a ainsi vu le montant des mises des joueurs baisser de 12% par rapport à la même époque en 2013. Une diminution donc assez importante qui fait peur aux opérateurs de paris hippiques qui craignent de vivre une année 2014 très compliquée.

Pour ordre d’idée, les joueurs misaient 23,7 millions d’euros par semaine lors du 1er Trimestre 2013 alors qu’ils n’ont misé entre Janvier et Mars 2014 “que” la somme de 21,2 millions d’euros. Ces chiffres sont d’autant plus à prendre au sérieux que le 1er Trimestre donne le plus généralement la tendance de l’année étant donné qu’historiquement, le premier trimestre de l’année est celui durant lequel les Français jouent le plus d’argent en pronostiquant les résultats des courses hippiques.

Cette dernière explication laisse donc comprendre pourquoi les opérateurs de paris hippiques sont très soucieux d’un avenir qui s’annonce gris et morne. Mais un autre indicateur est également très suivi par les opérateurs de paris hippiques : le nombre de comptes de joueurs actifs. Là aussi, on constate un net recul puisque ce sont environ 148 000 comptes de parieurs qui ont été utilisés lors du 1er trimestre 2014 alors qu’il y en avait 156 000 un an plus tôt.

Cette baisse du nombre de comptes de parieurs d’environ 5% est néanmoins moins importante que le recul des mises (12%), ce qui signifie que la véritable problématique actuelle du secteur est bel et bien que la mise moyenne des joueurs a diminué probablement en raison de la crise, quoique les paris sportifs sont quant à eux, en pleine croissance. Donc, la crise a “bon dos”…

Pour tenter de limiter leurs pertes face à la réduction des mises, tous les acteurs du secteur des paris hippiques (ou presque) ont ainsi fait le choix de réduire le taux de retour aux parieurs qui a diminué de 0,5 points passant de 78,4% à 77,9%. Avec cette légère adaptation, les opérateurs de paris hippiques en ligne ont pu limiter la casse de la diminution de leur Produit Brut des Jeux, mais tous savent que cette modification du taux de retour aux joueurs n’est pas une solution efficace.

En effet, en diminuant le pourcentage de redistribution aux joueurs des mises, les opérateurs perdent de leur attractivité et risquent de voir des parieurs les fuir jugeant qu’il n’est plus assez intéressant, financièrement parlant, de dépenser de l’argent pour parier avec une chance moindre de l’emporter.

Face à ce constat, les opérateurs vont devoir trouver des solutions viables pour rebooster les paris hippiques en ligne en France, car avec une mise moyenne qui devrait continuer de baisser tant que l’Hexagone ne sera pas sorti de la crise, les opérateurs se doivent d’accroître leur nombre de joueurs.

Au PMU, on a ainsi parié sur la conquête d’un nouveau public via les nouvelles technologies en permettant de parier sur les courses de chevaux depuis les terminaux mobiles, une stratégie qui a permis de réduire les dégâts durant ce début d’année 2014.

L’opérateur historique de paris hippiques n’a vu son activité baisser “que” de 4,5% soit 7,5 points de moins que la moyenne du secteur. A noter que le PMU a dans sa “valise” d’autres stratégies afin d’endiguer la baisse des paris hippiques. Certaines d’ailleurs dépassent la limite du raisonnable

Un autre opérateur, leturf.fr, a quant à lui décidé de lancer un nouveau jeu, le Groupé Gagnant, le 15 Avril. L’objectif est clairement d’attirer de nouveaux parieurs avec un jeu à fréquence de gain élevée et ne nécessitant pas de connaissances particulières du monde hippique.

Une chose est certaine, les opérateurs vont devoir rivaliser d’ingéniosité pour relancer un secteur des paris hippiques qui est en grande difficulté depuis 3 trimestres.

6 commentaires

  1. Baisse d’attractivité globale, baisse du taux de redistribution… ça ne sent pas bon tout ça.

    D’un autre côté, pour moi, le PMU a une image un peu viellotte : ça évoque des noms de chevaux improbables, les bornes vertes au café du commerce, les papys en bérets attablés devant le journal des courses, la pastille télévisée après le journal de 20 h sponsorisée par Omar Sharif, des concepts totalement étrangers comme les systèmes de “handicap” que je n’ai jamais réellement compris…

    Bref, je ne suis et ne serai jamais client du PMU. En plus, bon, je ne suis pas vraiment fan des chevaux tout court.

    Partant de ça, et n’étant pas le seul dans ce cas, je me demande bien comment les acteurs du marché vont pouvoir redynamiser et “glamouriser” les paris hippiques. Ils avaient développé un système “flash” comme au loto, spécialement conçus pour les novices ou les amateurs de hasard.

    Mais force est de constater que cela n’a pas du tout fonctionné !

  2. La baisse constatée aux paris hippiques est imputable à la crise qui secoue la France toute entière.

    En cette période de crise, les priorités des ménages sont ailleurs qu’aux jeux d’argent qui font partie des loisirs pour bon nombre de personnes.

    Ayant constaté la baisse de leurs chiffres d’affaires, certains opérateurs ont tout simplement choisi de baisser le montant des sommes à redistribuer aux parieurs pour rattraper le gap…

    Cela ne fait qu’agrandir le fossé, car au lieu de leur profiter, cette mesure ne donnera que l’effet contraire parce qu’il est clair que les parieurs prendront encore plus leur distance eu égard à la baisse des taux de redistribution.

    Ils n’ont fait que le contraire de ce qu’il fallait faire pour que les joueurs reviennent aux paris hippiques.

  3. Je suis un gros joueur, parfois compulsif d’ailleurs, mais jamais, ooooh grand jamais, je n’ai joué au PMU, ce n’est pas mon dada comme on dit…

    Les courses de chevaux, ça ne me procure aucune adrénaline et je pense que ceux qui s’adonnent à ce genre de pari sont plutôt âgés.

    En effet, il suffit de se rendre dans un bar PMU pour constater que la clientèle est plutôt âgé, les jeunes joueurs préfèrent maintenant les paris sportifs.

    D’autres jeux aussi comme les tickets de grattage, l’Amigo, le Loto ou l’Euro Millions. Pas étonnant alors que les paris hippiques sont en baisse…

    Et puis les courses hippiques demandent une certaine expérience que les jeunes n’ont pas acquise.

    Voilà pourquoi le PMU est en déclin, c’est un genre de paris d’une autre époque qui est voué à s’amenuiser au fil des ans à mon avis.

  4. Je ne m’étonne pas plus que ça de la baisse des joueurs de paris hippiques et je le comprends.

    Déjà pour ma part, les courses de chevaux, ça ne me fait pas rêver et de toute façon, je n’y connais pas grand chose en côtes, en chevaux, en jockeys.

    Je pense qu’il faut avoir une certaine connaissance pour pouvoir effectuer de tels paris.

    Et puis jouer au PMU pour moi, ça revient à nourrir les chevaux lol !

    Et puis soyons honnêtes, ceux qui misent sur les paris hippiques, c’est la vieille génération.

    Alors même si désormais on tente de récupérer un max de joueurs avec la technologique, pas certain que les jeunes soient intéressés par ce type de paris, même en ligne.

  5. Mon avis sur les paris hippiques est mitigé : D’un coté quelques vieux souvenirs liés à mon grand-père qui poinçonnait ces tickets avec une pince au bout arrondie.

    De l’autre, des cris bruyants de la part des parieurs lors du sprint final. De quoi devenir sourde parfois !!

    La technologie peut éventuellement être un bon mode de relance, plus besoin de se retrouver dans ces salles bruyantes.

    Il suffit pour cela de réussir à développer une interface ludique et attractive pour que la mayonnaise prenne. La jeunesse pourrait s’y retrouver, reste à trouver la bonne recette.

    La chaîne de télévision Equidia est un bon support pour pouvoir suivre en direct les courses hippiques. En revanche, je n’aime pas les courses d’obstacles car lors des chutes, j’ai mal pour les chevaux.

    Je trouve cela à la limite de la cruauté… 🙄

  6. J’aurai aimé pouvoir publier mon commentaire sur une rubrique générale concernant les paris hippiques, mais je me retrouve contrainte de le publier en fin de rubrique sur ce sujet…

    Il est publié que : “Les chevaux de courses de la Reine d’Angleterre lui rapporte une petite fortune. En 30 ans, son écurie a gagné près de 8 millions d’euros, soit une moyenne d’environ 250 000 € par an. L’argent va à l’argent ? Euh… bah faut croire que oui !

    Sachant que l’entretien, la nourriture et les frais engendrés sans parler des frais de transports ainsi que des entraîneurs sont à la charge du propriétaire.

    Qui ne sont pas minimes si l’on recherche les meilleurs professionnels (ce qui est le cas de la Reine d’Angleterre), la marge bénéficiaire ne nécessite pas un article version “scoop” car cela me semble normal 😉

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