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Le Sénateur François Trucy s’inquiète pour les casinos français

Le Sénateur François Trucy s’inquiète pour les casinos français

Sénateur UMP du Var spécialiste des jeux d’argent et Président du Conseil Consultatif des Jeux (CCJ), François Trucy a adressé il y a quelques jours un mémoire relatif à la santé des casinos physiques au Premier Ministre, au Ministre de l’Intérieur et au Ministre du Budget.

Pour ce spécialiste, les difficultés actuelles des casinos français doivent inquiéter les instances politiques et des réformes profondes s’avèrent indispensables pour assurer une réelle pérennité économique au marché des casinos en France.

Rappelons pour mémoire que le Groupe Partouche est actuellement en restructuration de sa dette et que bien des casinos sont au bord du redressement judiciaire.

Voilà maintenant de très nombreuses années que François Trucy s’intéresse au secteur des jeux d’argent et il vient d’envoyer un message d’alarme clair aux instances politiques françaises.

Eh oui, déjà auteur de nombreux rapports sur le secteur des jeux d’argent depuis le début des années 2000, soit 10 ans avant la loi sur les jeux en ligne, François Trucy vient de remettre cela en adressant un mémoire quant à la santé des casinos physiques français accompagné de quelques recommandations pour redynamiser le secteur.

Depuis 2007, les casinos en dur français traversent une période de crise sans précédent puisque entre 2007 et 2013, le chiffre d’affaires global du secteur a été réduit de 25%.

Bien entendu, les crises économiques et financières qui affectent le pouvoir d’achat des joueurs est une des explications aux difficultés rencontrées par les casinos, mais ce n’est pas la seule comme le précise François Trucy.

Les propositions de François Trucy pour réduire les pertes des casinos français

Pour le Sénateur spécialiste des jeux, les principales raisons de la crise qui touche les casinos se trouvent dans le succès rencontré par les opérateurs de jeux historiques que sont la Française des Jeux (FDJ) et le Pari Mutuel Urbain (PMU).

D’ailleurs, Fabrice Paire, Président du directoire du Groupe Partouche, ne s’est privé de déclarer que les casinos Partouche subissaient une distorsion de la concurrence à ce sujet.

En effet, si depuis 2010, la FDJ et le PMU ont su développer leurs activités, ils sont également les deux seuls opérateurs à ne pas avoir subi les contraintes de la règlementation.

Eh oui, depuis 2010, les casinos en dur français ont dû composer avec de nombreuses nouvelles règlementations telles l’interdiction de fumer ou l’obligation de mettre en place un contrôle à l’entrée.

Si ces réglementations ont certainement fait fuir des joueurs, force est de constater que ces contraintes n’incombent ni à la FDJ, ni au PMU. Incroyable non ?

En effet, si les casinos de France doivent désormais vérifier à l’entrée que les joueurs sont majeurs et non-inscrits sur la liste des interdits de jeux, le PMU et la FDJ ne sont pas soumis à cette règle lors de l’achat de tickets à gratter, de grilles de loteries ou même de prise de paris sportifs ou hippiques dans leurs points de vente. Les casinos français subissent incontestablement une injustice

François Trucy évoque ainsi là l’existence d’une importante « distorsion de concurrence entre les opérateurs ». Mais selon le sénateur UMP du Var, cette distorsion de concurrence n’est pas le seul élément à corriger puisqu’il juge aussi que les opérateurs de jeux illégaux causent aussi beaucoup de tort aux casinos physiques d’où la nécessité d’accroître la lutte contre ces opérateurs.

Son argumentaire pour redynamiser le secteur des casinos français se poursuit ensuite en s’attaquant à la trop lourde fiscalité qui leur incombe, mais aussi aux délais trop excessifs pris par l’administration française pour faire changer les choses.

Ainsi, François Trucy recommande une baisse significative de l’imposition qui frappe les casinotiers français, un moyen de laisser respirer un peu des établissements de jeux étouffés par la pression fiscale.

Il estime aussi, en s’appuyant sur l’autorisation donnée aux casinos de proposer la bataille ou le texas hold’em qui a tout de même mis 2 ans à être accordée, que les décisions prises par le législateur et l’Etat devraient être plus rapides.

En effet, le secteur des casinos est en perpétuelle évolution et nécessite donc que les réflexions et les décisions suivent un rythme relativement rapide pour que les casinotiers ne soient pas distancés par des « services » concurrents.

A noter que le Sénateur UMP du Var, fin connaisseur du marché des jeux d’argent, prône aussi une plus grande flexibilité dans le domaine des ressources humaines, le marché du travail classique n’étant pas adapté à un secteur aux particularités si prononcées qu’est le monde des casinos en dur.

Mécontent que son document de travail ne puisse être remis aux membres du Conseil Consultatif des Jeux, François Trucy a accompagné son mémoire d’une lettre de démission informant le Premier Ministre, le Ministre de l’Intérieur et le Ministre du Budget qu’il quittait sans préavis son poste de Président du Conseil Consultatif des Jeux.

Pas sûr toutefois que cela suffise à convaincre l’Etat de suivre ses recommandations pour rebooster les casinos physiques français.

4 commentaires

  1. Je pense que le pire est passé pour les casinotiers francais, après la crise financière de 2008 et l’interdiction de fumer dans les casinos, les choses se sont améliorées depuis 2016, le pouvoir d’achat est revenu, on peut fumer dehors comme au casino de Montrond-les-Bains où il y a un espace fumeur à l’intérieur même du casino.

    Au pire, les fumeurs peuvent vapoter dans le casino sans gêner leurs voisins.

    François Trucy a raison de souligner la concurrence déloyale entre la FDJ et les casinos en dur, mais les choses s’améliorent car les casinos sont plus réactifs que la FDJ. Je suis persuadé que la croissance des casinos en dur va repartir à la hausse, ce qui est déjà le cas d’ailleurs depuis 2016.

  2. Les griefs de François Trucy Président du Conseil Consultatif des Jeux sont en partie fondées à mon avis.

    Mais il ne fait pas cas de la clientèle qui est l’élément qu’on veut faire revenir dans les casinos.

    Dans les réformes dont il parle, quel est l’élément pouvant fondamentalement attirer les clients ? Il faut certes défendre l’intérêt des casinos, mais pas au détriment des clients qu’on convoite.

    Il faut que le client qui est roi, le soit effectivement en se voyant pris en compte dans les réformes. Sinon, on va réformer pour réformer, la situation restera la même.

    Ces réformes qui d’après François Trucy ont contribué à faire fuir une certaine clientèle, ne sont pas mauvaises en soit à mon avis.

    Le fait d’interdire la cigarette dans les casinos est une question de santé. Les contrôles à l’entrée des casinos est plus que nécessaire afin de renvoyer les mineurs et les personnes interdites de jeux.

    Les casinotiers doivent penser des réformes pertinentes qui pourront leur permettre de redresser la tendance et se focaliser sur des choses qui sont pour le bien du public.

  3. La crise qui secoue le secteur des jeux n’épargne pas les casinos français qui sont en plus de cela, frappés par le paiement de taxes très élevées.

    L’interdiction de fumer dans les casinos et le contrôle aux entrées a fait baisser la fréquentation des salles, ce qui a eu pour conséquences, la baisse des chiffres d’affaires enregistrés dans les casinos.

    En plus de ces mesures qui n’ont pas été bénéfiques pour les casinos, il y a la part belle faite au PMU et la FDJ qui n’ont pas subi les contraintes de la réglementation, et donc voient leurs chiffres d’affaires aller à la hausse contrairement aux casinos…

    Je pense tout de même que la situation va s’améliorer pour les casinos car à mon avis, étant des privés, ils sauront trouver les moyens pour sortir de cette situation qu’ils ne laisseront pas perdurer. Patience donc !

  4. Je pense aussi que les casinos français sont touchés par la crise économique, il y a sûrement trop de concurrence dans ce milieu des casinos en dur.

    Chaque groupe de casinotiers, que ce soit Barrière, Partouche, Tranchant et Joa entre autres, veulent avoir le monopole et mène un combat pour avoir la plus grosse part du marché de l’industrie du jeux.

    J’ai remarqué aussi que la plupart des casinos en dur développent différentes stratégies pour attirer une clientèle toujours plus large, avec des complexes tels que les restaurants à thèmes, des salles de jeux pour fumeurs, des animations diverses ou encore des terrasses aménagés de machines à sous comme celui du casino Partouche de La Ciotat.

    Ce sont des investissements qui demandent un budget important et certainement aussi, des emprunts qui mettent en difficulté les casinotiers financièrement…

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