Accueil » Actualités » Casinos Partouche, validation du plan de sauvegarde

Casinos Partouche, validation du plan de sauvegarde

Casinos Partouche, validation du plan de sauvegarde

Le 30 Septembre 2013, le groupe de casinos Partouche était placé sous procédure de sauvegarde auprès du Tribunal de Commerce de Paris.

Ne parvenant pas à s’accorder à l’époque avec ses créanciers pour une restructuration de sa dette, le géant des casinos français comptait profiter de la procédure de sauvegarde déclenchée pour définir une nouvelle stratégie de développement et convaincre ses créanciers de lui accorder un délai supplémentaire pour pouvoir restructurer une dette estimée à plus de 260 millions d’euros.

Et il semblerait que les têtes pensantes des finances chez Partouche aient bien joué le coup… Il y a de cela un an, le Tribunal de Commerce de Paris décidait de placer sous procédure de sauvegarde le groupe casinotier Partouche. Il faut dire qu’outre une dette abyssale de 270 millions d’euros (dont 238 millions au titre d’un crédit syndiqué), toutes les données financières n’allaient pas vers une amélioration des résultats, loin de là…

Deuxième plus gros groupe casinotier français, le Groupe Partouche affichait des chiffres qui faisaient peur à voir. Et oui, en 2013, Partouche restait sur plus de 6 ans de résultats financiers négatifs et rien ne semblait en mesure de faire changer la donne. Ces mauvais résultats couplés à des décisions stratégiques pas toujours logiques selon les experts étaient tels que la valeur du titre « Partouche » s’était effondrée de 63% sur la même période.

Il faut dire que durant ces six années, l’option de continuer à acquérir des casinos alors que le secteur du jeu connaissait une crise à contribuer à accélérer la descente aux enfers du Groupe Partouche. Aussi, l’année sous procédure de sauvegarde devait permettre au groupe Partouche de pouvoir se remettre sur les bons rails.

Et pour cela, il paraissait compliqué de miser sur une réelle amélioration de l’activité casino. Entre la crise économique, le développement des jeux d’argent en ligne mais aussi diverses législations (interdiction de fumer dans les casinos, contrôle systématique des joueurs à l’entrée, lenteur administrative pour proposer de nouveaux jeux), parier sur une relance du secteur était impensable et les premières données chiffrées des casinos en 2014 confirment qu’il ne fallait pas miser sur cette composante.

Partouche a réussi envers ses créanciers, le Tribunal a validé le plan de sauvegarde

Pour que la procédure de sauvegarde soit réellement profitable, Partouche devait agir sur sa stratégie future et sur la restructuration de sa dette. Pour ce qui est de sa stratégie future, avouons qu’elle n’est pas encore trop lisible si ce n’est que l’on comprend que le groupe resserre son parc de casinos.

Partouche a en effet profité de la procédure de sauvegarde pour céder plusieurs de ses actifs tels que les casinos de Knokke (Belgique), de Hauteville ou de Dinant entre autres. Dans la même lignée, le groupe Partouche s’est « débarrassé » de l’hôtel Hilton de Lyon.

Si la stratégie du casinotier semble moins claire que celles de ses concurrents pour compenser la baisse d’activité du secteur, Barrière s’étant spécialisé dans l’hôtellerie de luxe alors que Joa a misé sur le développement des centres de loisirs plus généralistes, le groupe Partouche aura eu le mérite de céder des actifs pour 57 millions d’euros ce qui permet donc de réduire sa dette.

Et cette cession d’actifs a également permis à Partouche de pouvoir se rasseoir autour d’une table de négociations avec ses créanciers. En effet, la baisse de la dette du groupe de casinos a prouvé aux créanciers, et en particulier au fonds d’investissement Oaktree, que Partouche faisait bien le maximum pour les rembourser au plus vite.

C’est d’ailleurs cet argument qui a permis à Partouche de trouver un accord pour réaménager sa dette sur 8 ans tout en profitant d’un taux d’intérêt légèrement revu à la baisse (3,25% au lieu de 3,50%).

Ne restait donc plus au Groupe Partouche qu’à espérer que le Tribunal de Commerce de Paris homologuerait ce plan de redressement le 29 Septembre et prononcerait donc la fin de la procédure de sauvegarde dont avait été frappée Partouche un an plus tôt.

La famille Partouche avait d’ailleurs pris le pari que le Tribunal suivrait sa stratégie en achetant dès cet été 500 000 € d’actions. Et ils ont assurément bien fait puisque le Tribunal de Commerce de Paris a annoncé il y a quelques jours une validation du plan de sauvegarde du groupe Partouche.

Le casinotier français aura ainsi 8 nouvelles années pour rembourser sa dette au titre du crédit syndiqué qui s’élève à environ 185 millions d’euros. Une chose est sûre, cette sortie de la procédure de sauvegarde offre une belle bouffée d’oxygène au casinotier qui va devoir maintenant trouver les bons leviers pour redynamiser son activité sans trop investir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Quel est le résultat de cette opération ? Votre commentaire sera ensuite en attente d'approbation (sous 1h à 24 heures). Patience donc !