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Paris hippiques: le PMU, une situation très préoccupante

Paris hippiques: le PMU, une situation très préoccupante

Alors que les paris hippiques n’ont actuellement plus la cote auprès des Français, le PMU veut rester optimiste et est persuadé que des jours meilleurs pour son activité vont pointer le bout de leur nez en particulier si la France quitte enfin le marasme économique dans lequel elle est engluée.

Pourtant, la relance du PMU pourrait être plus compliquée qu’elle n’y parait car si le socle de parieurs ne semble plus extensible, l’opérateur historique de paris hippiques semble démuni pour gagner en attractivité.

Quelques semaines seulement après le départ de Philippe Germond (ex-PDG du PMU) pour Europcar, son successeur, Xavier Hürstel, va devoir composer avec un vaste chantier car la situation du PMU est assurément plus préoccupante qu’on ne veut parfois nous le laisser entendre.

Le socle des parieurs hippiques chez le PMU semble d’épuiser malgré des stratégies

Jusqu’à ces derniers mois, l’opérateur de paris hippiques n’hésitait d’ailleurs pas à justifier sa baisse d’activité dans le domaine des paris hippiques par la crise économique qui touche la France.

Des analystes très sérieux avaient même évoqué un retour à la croissance pour le PMU dès 2015 en s’appuyant sur l’hypothèse que le retour de la croissance économique raviverait l’intérêt des parieurs pour les courses de chevaux. Vous remarquerez que c’est une hypothèse récurrente que les politiques tentent de nous faire avaler à toutes les sauces…

Mais toutes ces analyses tiennent aujourd’hui du ridicule tant les paris sportifs ont prouvé que la croissance d’une activité était possible même en temps de crise. Autant dire donc que le problème de la baisse des paris hippiques en France est aujourd’hui ailleurs.

Certains avancent ainsi que les paris hippiques n’ont pas su se moderniser assez rapidement, la faute peut-être à une machine administrative française qui ne facilite pas la réactivité. Pourtant, là non plus, difficile de croire cet argument.

En effet, depuis le début des années 2000, près de 4000 points de vente PMU supplémentaires ont été créés pour être au plus près des turfistes et le chiffre d’affaires de la marque a presque doublé passant de 5,6 milliards d’euros à 10,4 milliards d’euros. Voir sur cet article toutes les stratégies du PMU pour moderniser son image de marque.

Au cours des dernières années, le PMU s’est aussi essayé à la diversification des formules et à la multiplication des courses. Malgré ces efforts, le nombre de parieurs sur les courses hippiques est resté inchangé (6,5 millions).

Aussi, ne peut-on pas tout simplement imaginer que le socle des joueurs du PMU n’est aujourd’hui plus extensible et que, c’est donc uniquement avec cette clientèle que le PMU doit compter pour retrouver le chemin de la croissance ?

Cette analyse, qui déplaira sans doute aux têtes pensantes du PMU, semble pourtant aujourd’hui la plus proche de la réalité. Si tel est le cas, cela signifie donc que le PMU ne doit plus aujourd’hui chercher à conquérir de nouveaux parieurs mais bien fidéliser davantage ses joueurs.

Et pour cela, il n’existe qu’un seul moyen à savoir rendre les paris hippiques plus attractifs financièrement parlant ce qui s’apparenterait aujourd’hui à un véritable tournant pour le PMU.

Effectivement, en cherchant à populariser au maximum les paris hippiques, l’opérateur a jusqu’à présent fait tout l’inverse de ce qu’il aurait probablement dû faire s’il admet que sa base de parieurs est difficilement extensible.

Ainsi, aujourd’hui, le vrai défi du PMU pourrait être de mieux redistribuer le produit brut des jeux entre l’Etat, les joueurs, les Sociétés de Courses mais aussi ses propres caisses en favorisant le retour aux joueurs.

Qu’on le veuille ou non, les turfistes ne sont pas idiots et savent bien compter. Ainsi, ils ont bien compris que la multiplication des courses ou la baisse des cotes des favoris avaient réduit les gains potentiels qu’ils pouvaient espérer obtenir en pariant.

Certains habitués du tiercé ont même déserté les champs de courses ces dernières années comprenant bien que l’on ne gagnait plus d’argent avec les paris hippiques.

Le PMU se doit aujourd’hui de rapidement prendre le chemin inverse en augmentant le taux de retour aux joueurs et en compensant sa baisse de rentrées d’argent par une diminution du nombre de courses et de formules proposées, l’idée étant d’enlever de l’offre du PMU les « jeux » non rentables qui avaient été mis en place pour essayer de séduire une clientèle qui n’a jamais mordu à l’hameçon…

Mais attention, ce changement d’orientation politique de l’opérateur historique de paris hippiques devra s’opérer rapidement car dans le cas contraire, certains habitués pourraient définitivement délaisser les paris hippiques et faire plonger encore davantage le nombre de mises vers un « seuil de non-retour ».

Que le PMU se le dise, ses clients sont précieux et difficilement remplaçables alors qu’il les fidélise s’il souhaite encore vivre de très belles années. C’est notre avis en tous les cas.

2 commentaires

  1. Les parieurs ne sont pas dupes !

    Tant que les organisateurs de paris hippiques ne privilégient pas dans la redistribution des sommes perçues les gains des parieurs, le nombre de parieurs va continuer de baisser car, ce sont eux les principaux acteurs de cette industrie.

    Mais ils se rendent compte que les opérateurs, notamment le PMU, s’enrichissent sur leur dos et eux, ne font que s’appauvrir avec des gains presque insignifiants.

    Si le PMU n’est plus attractif, il ne faut pas chercher loin. On ne met pas en avant les intérêts du parieur qui reste la clef de cette activité.

    Si on renverse la tendance en rehaussant le niveau des gains, sans aucun doute, le PMU retrouvera son lustre d’antan.

    Mais tant que les choses resteront en l’état, les choses iront de mal en pire.

  2. Pour moi, le PMU reste un site sérieux mais c’est clair qu’il doit innover pour fidéliser et attirer des nouveaux joueurs.

    Je trouve par exemple que l’idée du jeu “simple jackpot” ( pour une mise de 1,50, gagnez 1000 fois sa mise ), est une idée assez novatrice.

    Le Turfoot, qui mêle paris hippiques et sportifs peut permettre de conquérir de nouveaux joueurs. A mon avis, le PMU, qui cible les jeunes joueurs, ils seront je pense très séduits par ces nouveaux jeux.

    A ne pas oublier aussi que le monde du cheval revendique 60 000 emplois directs.

    Il faut donc à mon avis que le PMU continue dans la direction de l’innovation de ses jeux pour gagner encore plus de “clients parieurs”.

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