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L’Etat du New Jersey vient au secours d’Atlantic City

L’Etat du New Jersey vient au secours d’Atlantic City

Décidément, la ville d’Atlantic City n’en finit pas de faire parler d’elle suite à d’énormes problèmes financiers qui s’accumulent depuis la crise de 2008.

En effet, l’empire du jeu de la côte est des Etats-Unis se trouve aujourd’hui au bord de la faillite et la ville avait déjà tiré la sonnette d’alarme il y a quelques mois pour que l’Etat du New Jersey lui vienne en aide.

Seulement voilà, les élus politiques de cet Etat commencent à en avoir assez de dilapider l’argent public pour venir à la rescousse d’Atlantic City.

Malgré ce sentiment, les législateurs du New Jersey ont décidé d’offrir une nouvelle chance à la ville côtière en lui octroyant un prêt de 60 millions de dollars assorti d’un délai de 5 mois pour présenter un dossier d’assainissement des finances sur 5 ans. A la ville d’Atlantic City de jouer !

Cette option prise par l’Etat du New Jersey en a d’ailleurs surpris plus d’un puisque beaucoup s’attendaient à ce que la première volonté des législateurs soit exaucée : placer Atlantic City sous le contrôle financier de l’Etat.

Finalement, une autre option a été retenue mais pas sûr qu’elle aboutisse à grand-chose puisque la dette totale d’Atlantic City est aujourd’hui estimée à 550 millions de dollars. Toutefois, comme l’a précisé Vincent Prieto, le président démocrate de l’Assemblée du New Jersey, les élus locaux vont ainsi « avoir la chance de redresser la barre eux-mêmes ».

Pour Don Guardian, maire d’Atlantic City, le choix fait est le bon puisqu’il est indispensable que la ville côtière conserve sa souveraineté.

D’ailleurs, dans un premier temps, des décisions fortes devraient être prises par la municipalité, à savoir la mise en place d’un plan anticipé pour les départs à la retraite de ses employés ainsi qu’une reprise des négociations avec les syndicats.

Atlantic City, l’immense gâchis de la côte est américaine

Depuis de longues semaines, les syndicats s’évertuent effectivement à défendre des accords qui ne correspondent plus du tout à la réalité économique de la ville. Atlantic City va donc devoir leur faire comprendre qu’en 2016, seule une politique d’austérité peut la sauver.

Dans le cas contraire, c’est l’assurance de toucher le fond qui attend celle qui, il y a encore quelques années, luisait de mille feux avec ses casinos, dont le fameux Trump Plaza qui a déjà fait faillite. Et il en est de même pour le Groupe Caesars Entertainment Operating qui a dû, aussi, se placer sous la loi américaine de protection des faillites.

Bref, le temps du gaspillage est en effet révolu et les syndicats doivent le comprendre s’ils veulent pouvoir contribuer à sauver une ville qui a su glaner une notoriété mondiale grâce à ses hôtels, ses casinos mais aussi sa promenade en front de mer.

S’étant montré incapable de diversifier ses revenus et en misant uniquement sur le jeu plutôt que de suivre la voie ouverte par son pendant sur la côte ouest, Las Vegas, Atlantic City a vu quatre de ses douze casinos fermer en 2014 entraînant des licenciements en masse.

Pour les établissements de jeux encore ouverts à Atlantic City, l’activité est en berne et la tenue d’un référendum à la fin de cette année pour que d’autres puissent ouvrir leurs portes dans l’Etat n’est pas là pour rassurer. Pire, la possible ouverture de casinos dans l’Etat voisin de New York, toujours en discussions, est terriblement redoutée…

Une issue négative malgré l’accord du prêt par le New Jersey ?

Même si le prêt débloqué par l’Etat du New Jersey est une bonne nouvelle, tout est loin d’être gagné pour Atlantic City et cela, tout le monde le sait à priori. D’abord, il est encore possible que Chris Christie, le gouverneur de l’Etat, mette son veto à cette décision comme il l’avait fait quelques mois plus tôt.

Ensuite, ce nouvel accord ne fait que repousser de quelques mois une décision plus lourde sur l’avenir d’Atlantic City car, rappelons que le prêt est assorti de la définition d’un plan de restructuration de la dette.

Cela signifie que dans 5 mois, l’Etat du New Jersey devra étudier ce document et dire si oui ou non la cité côtière peut avoir un avenir… Un contretemps finalement bienvenu puisqu’il laissera aux élus le temps de se consacrer à la présidentielle américaine.

3 commentaires

  1. Donc si je comprends bien, la ville en faillite continue de tout miser sur les casinos en dur qui ne rapportent plus, ne diversifie pas son économie et tient tout de même a garder sa souveraineté pour éviter un contrôle direct de l’état ?

    Et elle pense pouvoir y arriver avec le déblocage d’un prêt de 60 millions de dollars octroyé par le New Jersey, le tout avec un endettement… de 550 millions ?

    Franchement, c’est comme demander à sa banque une extension de découvert alors qu’on est dans le rouge depuis des lustres et notoirement insolvable…

    Mais c’est vrai que lorsque les villes américaines passent sous contrôle direct de l’état, pas de quartier ni de sentiments ! Les coupes budgétaires sont drastiques (comme à Detroit, ville également en faillite) et il faut rogner sur tout, y compris sur l’aide sociale…

    Je comprends donc que la ville ait voulu éviter sa mise sous tutelle à tout prix. Et cela montre également bien que les villes qui n’ont qu’une seule ressource, le jeu dans le cas présent, doivent cruellement diversifier leurs activités.

    • C’est exactement ça !

      Atlantic City n’a pas su ( ou voulu ) élargir ses horizons et est resté entêté sur “les casinos sauveront l’économie” !

      Sauf que, quand 4 casinos sur 12 ferment leurs portes, toute la ville est impactée. Hausse du chômage en premier lieu ! Et puis moins de touristes !

      Les casinos ne suffisent plus pour assurer un nombre conséquent de visiteurs ! Il faut se diversifier !

      Le New Jersey, bien sympa leur vient en aide, mais si Atlantic City ne propose pas un renouveau et un bon plan économique, ce sera la faillite c’est certain !

      A retardement certes, mais tout de même la faillite !

      A Atlantic City maintenant de prouver qu’elle peut sortir la tête de l’eau ! On verra…

  2. C’est dommage pour Atlantic City qui autrefois brillait de mille feux grâce aux casinos en dur.

    Quand un système ne fonctionne plus, il faut le changer… Cet entêtement des autorités à vouloir maintenir la même politique est incompréhensible.

    Avec une dette de 550 millions de dollars, qu’est-ce qu’une aide de 60 millions de dollars peut bien faire ? C’est s’enfoncer encore un peu plus je dirai…

    Il est mieux que l’Etat prenne le contrôle de cette ville qui n’a plus les ressources nécessaires pour se tirer d’affaire.

    Y a-t-il que les casinos comme ressources pour cette ville ? Les autorités doivent être imaginatives et chercher d’autres secteurs en remplacement des casinos qui ne marchent plus.

    C’est vrai que le secteur des casinos marchait par le passé. Mais c’est le passé. A chaque époque son histoire !

    A vouloir à tout prix réinvestir dans les casinos, la ville d’Atlantic City court à sa propre perte, si ce n’est déjà le cas…

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