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Sites de paris sportifs agréés en France, une pression fiscale intolérable

Sites de paris sportifs agréés en France, une pression fiscale intolérable

Bien que les mises effectuées par les joueurs sur les sites de paris sportifs agréés en France soient en constante augmentation depuis l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne en 2010, les opérateurs ne parviennent toujours pas être rentables.

Ceci s’explique par une pression fiscale qui fait le bonheur des caisses de l’Etat mais sûrement pas de celles des autres acteurs du secteur. Des solutions doivent être trouvées… et vite !

Sites de paris sportifs agréés en France, une pression fiscale intolérable.

Sites de paris sportifs en France : une augmentation des mises qui cache les réalités de ce secteur

Depuis 2010 et l’ouverture du marché des paris sportifs en ligne, tout semble aller pour le mieux pour les opérateurs lorsque l’on regarde brièvement les chiffres communiqués par l’ARJEL.

En effet, les mises des joueurs ne cessent d’augmenter année après année et 2016 a même accéléré leur croissance puisque nombreux sont ceux qui se sont essayés à parier lors de l’Euro de football organisé en France ou lors des Jeux Olympiques de Rio.

Cette année-là, les sites de paris sportifs agréés en France ont ainsi vu le montant des mises enregistrées augmenter de 45% par rapport à l’année précédente et dépasser les 2 milliards d’euros.

Sur la même période d’étude, le revenu brut des opérateurs a bondi de 29% pour s’établir à 349 millions d’euros.

La dépense annuelle moyenne des joueurs sur les sites de paris sportifs agréés en France suit la même tendance puisqu’entre 2011 et 2016, elle avait augmenté de plus de 30% pour se fixer à 216 €.

Tous les voyants semblent donc au vert pour les sites de paris sportifs agréés en France. Pourtant, la réalité est toute autre puisqu’aujourd’hui, ils sont très clairement déficitaires.

D’ailleurs, sans une augmentation constante des mises qui laissent encore espérer des jours meilleurs, beaucoup d’opérateurs auraient sans doute déjà quitté le marché.

Une trop forte fiscalité pour les opérateurs de paris sportifs en ligne en France

C’est effectivement à une situation paradoxale que sont confrontés les sites de paris sportifs agréés en France.

Depuis l’ouverture du marché, ils accumulent les déficits d’exploitation, la perte totale étant estimée à 222 millions d’euros en 2016. Intolérable ? Oui à notre avis puisque l’Etat lui, a généré 577 millions d’euros !

Ces déficits trouvent leur source dans une fiscalité trop forte et totalement inadaptée. En effet, les sites de paris sportifs agréés en France sont imposés sur les mises enregistrées et non sur le revenu brut, une aberration qui explique que les opérateurs ne soient pas rentables alors que l’Etat, lui, se gave grassement sur le secteur.

Depuis de longs mois, les opérateurs derrière les sites de paris sportifs agréés en France tentent de faire bouger les choses mais en vain.

Pourtant, ils ont un soutien de poids depuis quelques années déjà avec l’ARJEL qui pousse pour une révision de la fiscalité. Jean François Vilotte, comme son successeur à la tête de l’Autorité, Charles Coppolani, ont martelé l’importance de faire évoluer les règles.

Selon eux, les opérateurs paient des taxes sur des sommes qu’ils ne perçoivent pas

La logique voudrait donc naturellement que les taxes portent sur les mises minorées des gains redistribués et non uniquement sur les mises comme c’est le cas aujourd’hui. Plusieurs autres pays européens ont d’ailleurs déjà adopté cette assiette d’imposition tellement plus cohérente et juste.

Cette différence de fiscalité d’un Etat à un autre est également un véritable problème puisque les opérateurs étrangers sont en mesure de proposer une plus grande variété de paris et surtout des cotes beaucoup plus attractives aux joueurs ce qui a conduit à la création d’un « Grey Market » (marché gris).

Autrement dit, de nombreux parieurs français vont jouer sur des sites étrangers bien que ces derniers n’aient normalement pas le droit d’accepter des joueurs domiciliés dans l’Hexagone.

Il faut dire que sur les sites de paris sportifs agréés en France, gagner de l’argent sur le long terme est particulièrement complexe, la faute à des cotes peu intéressantes

Une révision de la fiscalité devient indispensable

S’il est évident que la taxation en vigueur pour les sites de paris sportifs agréés en France est inadaptée, il est maintenant temps que de vraies évolutions soient mises en œuvre.

Sur le plan fiscal, le taux d’imposition doit être sérieusement revu à la baisse ou bien l’assiette d’imposition doit être modifiée afin de donner de l’oxygène aux opérateurs.

Les sites de paris sportifs agréés en France ont effectivement besoin de cette bouffée d’air pour pouvoir améliorer leur offre et donc attirer de nouveaux joueurs.

Des cotes plus attractives avec un taux de redistribution aux parieurs plus proche des 95% des bookmakers britanniques que des 85% actuellement proposés en France, mais aussi une extension de la gamme de paris disponibles seraient ainsi les bienvenues.

Puisque le gouvernement en place entend « moderniser » bien des choses, pourquoi ne pas autoriser les paris sur le e-sport, un véritable engouement accompagnant l’essor de cette nouvelle forme de « sport ».

Sans modification de la fiscalité sur les sites de paris sportifs agréés en France, les opérateurs pourraient finir par se lasser et quitter le marché. Les joueurs pourraient alors accentuer leur exode vers les plateformes basées à l’étranger et l’Etat verrait ses rentrées d’argent diminuer. Autant dire qu’il n’y aurait que des perdants…

Un constat qui pourrait inviter l’Etat à enfin réagir, espérons-le.

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